• La PAO (Publi­ca­tion Assisté par Ordi­na­teur) est un métier à par entière qui néces­site comme dans tout métier, des con­nais­san­ces et un savoir faire qui ne s’apprend pas en “deux minu­tes”, ni en un mois, mais exige des années d’expé­rience pour être un pro­fes­sion­nel con­firmé. Ce n’est pas parce que l’on a le logi­ciel Xpress que l’on peu s’impro­vi­ser maquet­tiste ou gra­phiste. Les con­train­tes des métiers de l’impri­me­rie impo­sent un maté­riel et des logi­ciels aujourd’hui com­plexes, et néces­si­tent évi­dem­ment une for­ma­tion spé­ci­fi­que. L’ordi­na­teur d’un par­ti­cu­lier est loin d’avoir la con­fi­gu­ra­tion requise. Les outils logi­ciels de type bureau­ti­que du par­ti­cu­lier, comme Word, Excel, Publi­sher et les for­mats de fichiers qu’ils génè­rent ne sont pas pré­vus pour réa­li­ser des docu­ments de type “pro­fes­sion­nel” et ne peu­vent donc être con­verti pour réa­li­ser un docu­ment d’impri­me­rie que ce soit en off­set, en séri­gra­phie, en tirage numé­ri­que cou­leur. Il existe des stan­dards qu’il s’avère indis­pen­sa­ble de res­pec­ter si vous sou­hai­tez évi­ter les pro­blè­mes. En voici les gran­des lignes :

AU PRÉA­LA­BLE :

L’usage des pro­gram­mes décris ci-des­sous, vous garan­tira une par­faite com­pa­ti­bi­lité avec le lan­gage Posts­cript qui est la norme inter­na­tio­nale de tout docu­ment imprimé aujourd’hui. Le but de tout ceci étant de réduire au maxi­mum les retou­ches avant fla­shage des films d’impres­sions et évi­de­ment au final, réduire vos coûts de fabri­ca­tions.

Les prin­ci­paux logi­ciels pro­fes­sion­nels et stan­dards des arts gra­phi­ques et de l’impri­me­rie sont : • Illus­tra­tor ou free­hand en des­sin vec­to­riel et posts­cript, for­mats EPS et PDF • Pho­to­shop, éven­tuel­le­ment Pain­ter, en ima­ge­rie et retou­che photo, for­mats EPS, TIFF, PSD • Xpress pour les mises en pages ou PAO, éven­tuel­le­ment Adobe InDe­sign à con­di­tion que votre impri­meur ou fla­sheur uti­lise se pro­gramme rela­ti­ve­ment nou­veau et con­cur­rent de Xpress.

Les pro­gram­mes sour­ces de pro­blè­mes à évi­ter :
- Corel­Draw, par­ti­cu­liè­re­ment en mode vec­to­riel avec le for­mat EPS, trop sou­vent des erreurs posts­cript au fla­shage.
- Can­vas, en PAO et for­mats EPS.

DANS QUEL FOR­MAT ENRE­GIS­TRER MES DOCU­MENTS :

• Pour les docu­ments d’une page : affi­che, pla­quette, invi­ta­tion, carte pos­tale… incluant des ima­ges bit­map (for­mat TIF), des for­mes vec­to­riel­les (logos, des­sins) des poli­ces de carac­tè­res, le fichier doit être au for­mat posts­cript EPS. Vous aurez le moins de pro­blè­mes avec le logi­ciel Illus­tra­tor (faite atten­tion à la ver­sion du pro­gramme, les der­niè­res ver­sions 9 et plus, génè­res des for­mats de fichiers pas for­ce­ment com­pa­ti­ble avec les RIP des fla­sheu­ses* ancien­nes, deman­dez la ver­sion du RIP uti­lisé et effor­cez-vous d’enre­gis­trer vos fichiers EPS dans cette ver­sion).

• S’il s’agit d’un docu­ment néces­si­tant une mise en page (PAO) de plu­sieurs pages : bro­chure, livre, pla­quette… Uti­li­ser impé­ra­ti­ve­ment le logi­ciel Xpress. La plu­part des impri­meurs n’ont pas for­ce­ment la der­nière ver­sion, l’idéal est d’enre­gis­trer le fichier sous la ver­sion 3.32 ou 4.1 (de cette der­nière vous pou­vez con­ver­tir en 3.32), deman­der tou­jours à votre impri­meur. Atten­tion : la ver­sion 6 ne per­met plus une con­ver­sion en 3.32 ou 4.1, mais seu­le­ment en ver­sion 5. De plus les effets de trans­pa­rence, dégra­dés et autres fonc­tions évo­luées ne fonc­tion­nent plus avec des tira­ges sur des machi­nes de RIP 2 ou 3 par­fois…

• Depuis peu, il est pos­si­ble de four­nir à l’impri­meur des fichiers de mise en page au for­mat PDF (Les der­niè­res ver­sions des pro­gram­mes d’info­gra­phie per­met­tent d’enre­gis­trer sous ce for­mat). Ceci à con­di­tion que l’impri­meur ou le fla­sheur soit équipé en con­sé­quence, ne pas hési­ter à deman­der). Atten­tion : cer­tains pro­fes­sion­nels ont quel­ques pro­blè­mes avec ce for­mat pour effec­tuer l’impo­si­tion des pages avant impres­sion, et tou­jours n’hési­tez pas à deman­der. Ce for­mat inventé par Adobe et uti­li­sa­ble au début avec le logi­ciel de lec­ture Acro­bat Rea­der, se géné­ra­lise pour tous les cas de figure. Il a l’avan­tage de sim­pli­fier la vie à tout le monde en per­met­tant de ne four­nir qu’un seul fichier du docu­ment avec sa mise en page et con­te­nant les ima­ges et les poli­ces de carac­tè­res. Bien entendu les ima­ges doi­vent êtres au bon for­mat, séparé en CMJN ou RVB et de défi­ni­tion adé­quate selon l’usage final sou­haité : impri­me­rie, bureau­ti­que, Web…

LES POLI­CES OU FONTS DE CARAC­TÈ­RES À UTI­LI­SER :

• Il est for­te­ment con­seillé d’uti­li­ser les poli­ces au for­mat Type 1 ou posts­cript (les poli­ces de for­mat True­Type sont à évi­ter si votre impri­meur ou le fla­sheur* tra­vail avec des ver­sions de RIP posts­cript niveau 2 ou 3 par­fois, elles se fla­shent mal et pro­vo­que des dépla­ce­ments ! • Indi­quer tou­jours les poli­ces uti­li­sées et leur type : True­Ty­pes ou Posts­cript.

• Il est for­te­ment con­seillé de vec­to­ri­ser les poli­ces de carac­tè­res dans les fichiers EPS, sinon vous devez les four­nir avec vos docu­ments (En géné­ral 2 fichiers par police : la police écran (bit­map) et la police impri­mante (True­Ty­pes ou Posts­cript)). Une police de rem­pla­ce­ment non iden­ti­que génère tou­jours des dépla­ce­ments et oblige sou­vent à faire des retou­ches.

LE FOR­MAT ET LE RÉGLAGE DES IMA­GES :

• Si votre docu­ment ne con­tient que de l’image bit­map, photo, ou brut de scan, elles doi­vent être impé­ra­ti­ve­ment au for­mat TIF ou EPS (sans tra­cés ni cou­ches, ni cal­que). • Défi­ni­tion mini­mum de l’image à l’échelle 1 : de 600 dpi pour le noir et blanc ou niveau de gris et 300 dpi pour la cou­leur. Les autres for­mats sont à exclure (bmp, pict, jpg, etc.).

• Les fichiers incluant des cou­leurs, ima­ges ou pho­tos doi­vent êtres con­ver­tis en mode CMJN* (pour la sépa­ra­tion qua­dri­chro­mi­que des films d’impres­sions) et non en mode RVB (réglage par défaut de votre image pour l’écran vidéo de votre ordi­na­teur). De même tous les docu­ments en EPS, les fichiers XPRESS, InDe­sign, doi­vent être pré­pa­rés en sépa­ra­tion CMJN.

• Les fichiers incluant des cou­leurs en aplat spé­ci­fi­ques, on parle ici de ton direct, (cas typi­que des logos ou de docu­ments à 2 ou 3 cou­leurs) doi­vent être signa­lés, avec indi­ca­tion de la réfé­rence des cou­leurs. Uti­li­ser la norme PAN­TONE exclu­si­ve­ment. Elle s’éta­blie à l’aide du nuan­cier de même nom (exem­ple : bleu PAN­TONE 265 CV).

A FOUR­NIR AVEC VOS FICHIERS NUMÉ­RI­QUES :

• Four­nir au mini­mum une épreuve sur papier de bon­nes défi­ni­tions (au moins 600 dpi) et en cou­leur de votre fichier pour un con­trôle avant et après fla­shage*. Si le bud­get le per­met l’idéal est de four­nir un “cro­ma­lin” ou un tirage posts­cript haute défi­ni­tion éta­lon­née, Iris, Match­print…

• Si vous avez une impri­mante de type posts­cript en laser ou jet d’encre cou­leur, four­nis­sez un tirage de con­trôle des sépa­ra­tions. Pour le CMJN, soit qua­tre feuilles, une par cou­leur. En plus d’être un élé­ment de con­trôle pour votre impri­meur, il vous per­met de tes­ter vous-même la bonne sépa­ra­tion de votre docu­ment. Uti­li­sez la même ver­sion du RIP posts­cript de votre impri­meur ou fla­sheur.

• Indi­quer la linéa­ture à choi­sir, ou la trame off­set du docu­ment à réa­li­ser. Elle est en géné­ral de 150, voir 130, rare­ment en des­sous (basse défi­ni­tion). Pour des réa­li­sa­tions de qua­lité supé­rieure, la trame peu attein­dre 180, voir 200, deman­dez à votre impri­meur.

Vous pou­vez don­ner les ren­sei­gne­ments uti­les sui­vants : • Avec quel logi­ciel (indi­quer la ver­sion), vous avez traité vos docu­ments : Illus­tra­tor, Pho­to­shop, Free­Hand, Corel Draw… • Le type d’ordi­na­teur uti­lisé : PC sous Win­dows ou Unix, MAC, sta­tion de tra­vail…

Une adresse utile sur le sujet et qui est devenu à force de suc­cès un livre : Le Guide de la cou­leur par Emma­nuel Flo­rio

Autre arti­cle très com­plet sur le site suisse Cuk : Com­pren­dre l’image numé­ri­que : vec­to­rielle et bit­map… ou lire l’arti­cle de “Lieux Divers…” qui ren­voi vers tous les arti­cles : Com­pren­dre l’image numé­ri­que : vec­to­rielle et bit­map…

Biblio­gra­phie :

- Guide de la Cou­leur - E. Flo­rio — Édi­tions Ate­lier Per­rous­seaux - Mise en page et impres­sion — Y Per­rous­seaux — même édi­teur - Manuel de typo­gra­phie fran­çaise élé­men­taire — même auteur et édi­teur.